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Anges, Démons,Mythologie...

Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 11:44
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Cernunnos (prononcé Kernunnos) , divinité gauloise (Karnonos) qui signifie "Le cornu", Dieu cerf il est une des plus anciennes et populaires divinité de la Gaule celtique. On le voit assis en tailleur ou en demi lotus, faisant alors penser à ces images de Bouddha, il symbolise la sagesse suprême. On le retrouve en d'autres noms de Saint Breton: Télo, Edern, Kornely.
Il y a des représentations de Cernunnos avec un sac de pièces et répandant de la nourriture il devient alors le Dieu de l'abondance, parfois il est avec trois visages. Il est souvent accompagné par un cerf et un serpent à tête de bélier
Il est le grand maître de la forêt, des bêtes sauvages de la prairie, de la végétation (aussi fécondation).



Différentes représentations de Cernunnos à travail les


Cernunnos est parfois assimilé au Dieu Pan, il est vrai que nous avons très peu d'informations sur Cernunnos, certains disent que c'est parce qu'il n'a pas été si populaire que ça en son temps et qu'il était noyé dans la masse des autres divinités, d'autres prétendent qu'il a peut-être été roi mais en aucun cas un Dieu.
Je trouve bien présomptueux de pouvoir dire que Cernunnos n'était pas une divinité, je pense surtout que Cernunnos est un Dieu fort qui a fait beaucoup peur par sa sévérité et sa "froideur".
Il est tout de même considéré comme la projection masculine de la Grande Déesse et ce n'est pas rien.
Cernunnos a l'apparence d'un vieil homme, ce qui représente probablement sa sagesse, et non pas la fougue du jeune âge malgré son fort tempérament. C'est donc une force maîtrisée par la réflexion, par l'apprentissage, par le bon sens tout simplement. Il n'est pas "impulsif" comme on pourrait le croire, c'est une force tranquille qui l'anime.
On le dit maître du monde des morts, ce qui ne signifie pas que c'est négatif et c'est peut-être aussi ce qui a donné sa réputation de "diable".
On le dit aussi Dieu de la magie et des druides...
Cernunnos était le Dieu principal des "Carnutes".

On invoque Cernunnos lors du sabbat de Samhain fêté le 31 octobre . Les portes de l'autre monde sont grandes ouvertes afin qu'esprits et humains puissent s'unir librement.



1er novembre: Jour du départ de Cernunnos

Les celtes faisaient une grande fête chaque année en cette date, elle est placée sous le signe du cerf qui représente l'ouest. Le cerf est souvent comparé à l'arbre de vie avec sa haute ramure, il est l'annonciateur de la lumière, il guide vers la clarté du jour. On faisait beaucoup de talismans de protections avec le cerf. Le 1er novembre c'est le jour de départ de Cernunnos vers le monde souterrain, il perd alors ses cornes et disparaît dans le monde invisible en emmenant son épouse avec lui (comme le mythe de Perséphone).

Représentations de Cernunnos sans ses cornes:


(Statuette en bronze de Clermont-Ferrand)






(Statuette en bronze Etang-sur-Arroux)

                           








4 avril
: Jour du retour de Cernunnos, il illustre la Puissance










(Terre cuite du 2ème ou 3ème siècle, Cernunnos sur un loup)












(Stèle de Reims 1er siècle, Cernunnos entouré de Mercure et D'apollon)


                              









(Chaudron de Gundestrup Danemark entre le 1er et le 3ème siècle avant Jésus Christ)






Ecoutez les mots du Grand-Père, la tradition m'appelle Belen, Kernunos, Lugh ou Herne, Osiris, Adonis ou Zeus. Mais nombreux sont mes autres noms.

Ma loi est harmonie et je détiens le secret qui ouvre les portes de la vie. Je suis le Sel de la Terre
Qui est le corps de Cernunnos; cercle éternel des renaissances
De la vie éternelle je suis la connaissance
Par delà la mort, je promets la régénération et le renouvellement
Je suis le sacrifice, je suis le Père de toute chose
Ma protection s'étend sur toute la Terre

Entendez les mots du Dieu de la Danse
Entendez son rire qui vole dans le vent
Entendez sa voix qui appelle les saisons

Je suis le Seigneur des animaux, Herne le chasseur
Je suis la Lumière dans le soleil
Je suis la chaleur secrète de la flamme
Je suis la chair de la Terre

Par moi les choses meurent et naissent

Adorez-moi par le chant et la danse
Adorez-moi par le rituel

Abandonnez toute crainte, toute faiblesse
Abandonnez colère et envie
Soyez joyeux, soyez en paix

Et à ceux qui célèvrent mes mystères je dis:
Tout commencement a une fin
Et toute fin et un nouveau commencement






Prière druidique à Cernunnos




« Grand cerf aux cornes d’or,
Maître de la vie et de la mort
Coureur des landes et des bois
Accepte nos offrandes
Roi de la forêt
Seigneur des chênes des ifs et des bouleaux
Divin hôte de nos halliers
Accorde nous tes bienfaits
Nous sommes fiers d’être tes enfants
Accorde nous tes bienfaits !
Tout comme au chêne et aux sangliers
Ô Maître de la Nature,
Guide tes fils au cœur pur
Vers la clairière qui les attend
Sous les trois rayons d’or du soleil invaincu
Au cœur ultime de la foret
Et accepte les offrandes de leurs mains !
Awen ! »



Sources: Mes propres écrits issus de Wikipédia, Calendrier Païen de Bran ap Brékilian, LuxSanctuary (pour la prière druidique).






Légende


Les chasseurs se sont immobilisés, médusés. Devant eux, dans la clairière, un cerf d'une taille inhabituelle se dresse majestueux, arborant sur la tête une imposante ramure.

" Le Maître de la forêt ! "
   

Les Gaulois l'ont reconnu à la touffe de poils clairs en forme de croissant de lune qu'il porte au milieu du front.

C'est le vieux solitaire, celui qui, dit-on, ne revient que tous les trente ans, ce cerf insaisissable dont les anciens parlent à la fin des banquets, quand la cervoise délie les langues et fait remonter à la mémoire d'interminables histoires de chasse.

Qu'attend-il ainsi dans cette pose solennelle ? Son flair si aigu ne lui a donc pas signalé la présence des hommes ? L'animal remue une oreille, tourne lentement la tête. Son regard fixe les chasseurs... Pourtant, sans se presser, avec toute la dignité qui sied à sa stature, il fait quelques pas avant de prendre son élan pour bondir, avec puissance et agilité, au-dessus d'un fourré.

Remis de leur surprise, les Gaulois s'apprêtent à se rendre au village annoncer leur extraordinaire rencontre. Un long brâme les arrête. Le cerf ne doit pas être loin. Ils se précipitent à sa recherche. Quelle fierté s'ils pouvaient le capturer ! Quel accueil triomphal s'ils ramenaient le Maître de la forêt !

Ils aperçoivent à nouveau le cerf à quelque distance d'eux, la tête levée pour brouter des branchages. Il paraît les attendre. Dès qu'ils approchent, il reprend sa course avec calme et gravité. Une fois, deux fois, vingt fois le cerf laisse venir les hommes à portée de lance avant de s'échapper.

Les Gaulois s'énervent : décidément le vieux solitaire se moque d'eux ! Mais ils finiront bien par avoir sa peau ! D'ailleurs le voilà acculé au pied d'une falaise. Les chasseurs, habilement, l'encerclent : ils ne peuvent plus le manquer ! De toutes leurs forces, ils lancent les javelots... Les armes se brisent sur le rocher. Au dernier moment, le cerf a disparu dans une anfractuosité de la falaise cachée par du lierre...

Fous de rage en voyant qu'ils ont encore une fois été bernés, les Gaulois saisissent leurs épées et pénètrent dans la fissure de la falaise. L'obscurité devient bientôt totale ; ils avancent en tâtonnant dans un boyau étroit. Peut-être ont-ils tort d'insister ? Ne sont-ils pas en train de troubler la demeure de quelque divinité souterraine?

Qu'importe : leur colère est si grande qu'ils ne réfléchissent guère à ce qu'ils font... Enfin, après s'être griffé la peau aux arêtes de la roche, ils débouchent dans une vaste grotte.

Une faible lueur verdâtre descend de la voûte en partie effondrée. Sitôt entrés dans cette étrange caverne, les chasseurs poussent un cri et se prosternent contre le sol. En face d'eux, un curieux personnage attend, assis en tailleur. Il s'agit d'un noble vieillard vêtu à la mode gauloise, un torque d'or au cou, de magnifiques ramures ornées d'anneaux brillants sur la tête.

" Cernunnos ! le dieu-cerf ! "...

Le vieux solitaire, c'était donc lui ! Le dieu ouvre le sac rebondi qu'il tient sur les genoux. Des pièces d'or s'en échappent, roulent jusqu'aux chasseurs. Ceux-ci ne bougent pas. Ils semblent pétrifiés par la peur malgré l'air rassurant de Cernunnos. Ils ont l'impression que leurs membres se raidissent, que leur corps se fige.

Leurs paupières s'alourdissent. Incapables de lutter contre cet engourdissement, ils sombrent dans le sommeil.

Quand ils se réveillent, la nuit est tombée. Ils sont seuls dans la grotte. Ils ne savent pas combien de temps ils ont ainsi dormi. Ils se demandent même s'ils ont réellement vu le dieu-cerf ou s'ils n'ont pas été plutôt victimes d'une hallucination.

L'un d'entre eux, qui s'était relevé, bute contre un obstacle : le sac ! Non, ils n'ont pas rêvé. Le généreux Cernunnos, le dieu de l'abondance, a disparu, mais il leur a laissé un fabuleux trésor.

Source du texte



Pour en savoir plus:


Cernunnos expliqué par le forum consacré à l'étude du druidisme antique et contemporain. (Très bel article, très intéressant et argumenté.)
Le mystère Cernunnos: Un aspect du Mercure gaulois?



Publié dans : Anges, Démons,Mythologie... - Par Sandra - Voir les commentaires
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Lundi 8 septembre 2008 1 08 /09 /2008 17:04
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(Lilith (1892), par John Collier Lilith revisitée)




Planète : Saturne
Phase lunaire : décroissante
Huile essentielle : patchouli (aussi un excitant sexuel pour les hommes)
Plantes : lys, saule et roses rouges
Animaux : chouettes (clairvoyance et sagesse) et lions (force, domination)
Pierres : cornaline pour le désir et le rubis pour le pouvoir.
Couleurs : rouge, noir




Les origines de Lilith


Lilith est vraisemblablement l'écho d’un démon femelle sumérien, puis babylonien, Lilitû ou Ardat Lili. Ses traits dominants sont déjà son caractère aérien, sa sexualité et sa fécondité sans limite. Considérée comme un démon dévorateur, elle est liée à Déesse mère. Déesse-serpent, déesse ailée (donc alliant les caractères chtonien et aérien), pour Marija Gimbutas elle correspond à la Déesse mère dont on retrouve la trace depuis le paléolithique supérieur. Elle serait présente dans l’épopée de Gilgamesh, Gilgamesh et le saule, sous le nom de Lillaka, récit dans lequel elle se rapproche de la déesse Inama (Astarté). On la retrouve également dans la « déesse-aux-serpents » de la civilisation minoenne, mais également sous les traits d'Isis, la déesse ailée de l'Égypte ancienne.


Elle aurait été reprise par la tradition juive aux temps de la captivité de Babylone. Aux temps bibliques, elle est une représentation symbolique du matriarcat préexistant au patriarcat, mais finalement supplanté par l’avènement de ce dernier.

Diverses étymologies sont envisagées:

    * le sumérien lil, le vent ;
    * le sumérien lulti, la lascivité ;
    * l’hébreu laïl, la nuit ;
    * l’hébreu lou'a, gueule.




 Lilith dans la Bible

Lilith est rarement expressément désignée dans la Bible, le nombre d’occurrences dépend de la traduction.

Dans le Livre d'Isaïe chapitre XXXIV verset 14. Elle apparaît dans un contexte particulièrement sinistre, lors de la chute du royaume d’Edom, dans un désert de poix, parmi les ronces, les orties et les chardons :

    « Les bêtes du désert s’y rencontreront avec les chacals, et le bouc sauvage y criera à son compagnon. Là aussi la lilith se reposera et trouvera sa tranquille habitation. »
        — Livre d’Ésaïe, traduction de John Nelson Darby

Les traductions de Louis Segond et Augustin Crampon utilisent respectivement « spectre de la nuit » et « spectre des nuits ».

La traduction du même verset par Lemaître de Sacy donne :

    « Les démons et les onocentaures s'y rencontreront, et les satyres y jetteront des cris les uns aux autres. C'est là que la sirène se retire, c'est où elle trouve son repos. »

Le livre de Job, chapitre XVIII, verset 15, l’évoque également dans ses lamentations : on arrache le méchant à l’abri de sa tente pour le traîner vers le Roi des Frayeurs, la Lilith s’y installe à demeure et l’on répand du soufre sur son bercail[réf. nécessaire]. Son nom est absent des traductions de Segond, Crampon ou bien Darby.

La figure du démon de midi évoquée dans le Psaume 91,5 lui est parfois identifiée, parfois c’est un autre démon du même passage à qui on donne son nom : Tu ne craindras ni Lilith ni la flèche qui vole de jour, ni Deber, la peste qui marche en la ténèbre, ni Keteb, le fléau qui dévaste à midi.

Là où on traduit par Lilith, certaines Bibles traduisent par spectre de la nuit, couette, onocentaure, chat-huant, hibou, chouette.

Le livre de la Genèse, qui passe pour directement inspiré par Dieu, propose deux récits de la création de la femme :

    * dans le premier, Adam est créé en même temps que la première femme (qui n’est pas nommée) à partir d'argile;
    * dans le second, où elle trouve son nom d'Ève, la femme est conçue à partir d'une côte prise sur le corps d'Adam afin qu'elle soit, bien qu'issue de lui, sa semblable et son égale.
      Ni l’élohiste ni le yahviste (les scripts de la Bible) ne disent mot quant à la nécessité de cette seconde création.

Aussi, très tôt, les rabbins ont-ils tenté de résoudre la contradiction entre ces deux passages. Reprenant certaines légendes sémites, ces rabbins y ont vu la preuve de l’existence d’une « autre première femme ».














 Dans la Kabbale

C’est pour résoudre cette contradiction que les rabbins vont enrichir le mythe de Lilith qui trouve un développement important dans un recueil écrit entre le VIIIe et le Xe siècles après J.-C., l'alphabet de Ben Sira, le commentaire de l’Ecclésiaste.

Au commencement (Béréshit), Lilith, n’est que l’appellation générique d'une classe de démons femelles : elle vient donc des Enfers, de la poussière.

C’est dans l’alphabet de Ben Sira que se trouve expliquée le destin de Lilith : elle est tirée de la même terre qu’Adam (que l’Alphabet de Ben Sira appelle Adam-Kadmon) et donc se considère comme son égale. Elle refuse de se tenir au-dessous de lui quand ils font l’amour, ce qui provoque une dispute. Elle invoque alors le nom de l’Éternel, des ailes lui poussent, et elle abandonne Adam et l’Éden. Devant les plaintes d’Adam, Dieu envoie trois anges convaincre Lilith, qui refuse. Elle est donc celle qui dit non à la fois à la position que lui propose l’homme dans leur couple et à la fois à la tentative de réconciliation de Dieu lui ordonnant de se plier au désir de l'homme.

Elle se voit en conséquence punie par Dieu, premièrement de voir tous ses enfants mourir à la naissance. Mais, désespérée par cette mort qui ne peut plus que naître d'elle, elle décide de se suicider. Les anges lui donnent le pouvoir de tuer les enfants des hommes (jusqu’à la circoncision, au huitième jour, pour les garçons, et jusqu’au vingtième jour pour les filles). Elle rencontre ensuite le démon Samaël, l’épouse et s’installe avec lui dans la vallée de Jehanum, où il prend le nom d’Adam-Bélial.

Pour vengeance, Lilith devient le serpent qui provoque la Chute d’Ève, et incite Caïn à tuer Abel. Comme ses enfants s’entretuent, Adam refuse de coucher avec Ève, ce qui permet à Lilith d’enfanter des nuées de démons (avec le sperme d’Adam qui tombe à terre) pendant cent trente ans.

Plus tard, dans le Livnat ha Sappir, Joseph Angelino identifie Lilith à la reine de Saba, dans son rôle de tentatrice ; l’une des deux prostituées qui se disputent un enfant devant Salomon est, selon ce livre, également Lilith.













 Lilith : une Messaline avant la lettre

Quels que soient les exégètes, Lilith est toujours décrite ou perçue comme une maîtresse femme qui a un fort ascendant sur Adam et un appétit sexuel insatiable. Cela dit, il existe plusieurs versions hébraïques de ce mythe, ci dessous, l'une des plus répandues.

Adam se serait séparé de Lilith pour plusieurs raisons, toutes d'ordre sexuel :

   1. Lilith qui refusait de voir son corps déformé par les grossesses pratiquait la contraception voire peut-être l'avortement (ce qui va à l’encontre du Commandement formulé plus tard dans la Bible "Croissez et multipliez-vous") ;
   2. Adam soupçonnait Lilith, l'insatiable, de forniquer avec les incubes (démons mâles), contrevenant ainsi au Commandement "Tu n'auras d'autres époux que ton époux" ;
   3. Adam, ne souhaitait pratiquer les relations sexuelles principalement ou uniquement en s’en tenant à la position du missionnaire. Mais, Lilith, elle, rejetait les postures les plus classiques (qui donnaient toutes la supériorité à l'homme durant l’acte sexuel) et particulièrement celle dite position du missionnaire qui imposerait à la femme une position inférieure. Lilith revendiquait ainsi clairement son statut de "paire" ;
   4. Finalement, Lilith, lasse de subir les reproches, les scènes et les exigences de son compagnon, se révolte ouvertement.

Adam, sous le coup de la colère et voulant faire preuve d’autorité, la chasse du paradis terrestre. YHVH, prévenu, envoie les 3 anges de la Médecine (Snvi, Snsvi et Smnglof) pour essayer de la raisonner.

Mais elle refuse d’obtempérer aux demandes du Divin, ce qui est l’un de ses traits de caractère. Finalement, chassée par l'homme du Paradis, Lilith, éperdue, fuit droit devant elle, jusqu’aux abords de la mer Rouge. Là, elle cherche des humains mais ne trouve que des animaux et des démons. Chassée de l’Humanité elle se jette dans la ‘diablerie’ et commence (ou continue) à entretenir des relations avec le grand démon mais aussi avec nombre de démons et démones succubes.

Finalement YHWH prend acte de l'irrémédiabilité de ses turpitudes et la rejette définitivement de la surface de la Terre vers l'abîme, au fond des océans, elle y demeure ensuite profitant des grottes sous-marines, pour rejoindre la Géhenne procréant au passage, une multitude de démons tant aquatiques qu'infra-terrestres. Elle devient ainsi la Femme des trois mondes, seul le monde céleste lui restant fermé.





De « Première femme » à « Première démone »

Lilith surpasse rapidement les succubes, servantes attitrées de Lucifer, sans en être une elle-même. Elle y obtient vite le titre de "Première démone", la favorite de Lucifer. Mais, l'épouse de Lucifer, Grande maîtresse des servantes appelées succubes n'a par contre aucune autorité sur les démons mâles (beaucoup plus nombreux) placés sous l'exclusive férule de son époux, fils de Satan. Une nouvelle fois, elle se venge en le trompant abondamment. Lui, la trompe à son tour avec Ève.

Dans ces profondeurs océaniques où des prières et objurgations multiples tentent de l'y maintenir pour l'empêcher de troubler la vie des Hommes et particulièrement des jeunes Hommes (par définition, encore peu expérimentés), sur terre. Mais ces prières assez efficaces de jour, perdent de leur force au début de la nuit, Lilith, aidée, propulsée par toutes les forces du mal, en profite pour sortir des Abîmes. Les mères et les jeunes mariées, doivent tout faire pour éviter de laisser leur fils et époux seuls aux abords du crépuscule. Car alors, devenus une proie facile pour cette démone, toujours à l'affût, ils seraient entraînés, directement, vers la débauche pour toujours.





L’image de Lilith


(Lady Lilith de Dante Gabriel Rossetti)


Physiquement, d’après la Tradition :

    * Lilith serait rousse, sombre de teint, aux yeux noirs ou brun foncé : « Je suis noire, mais je suis belle »,
    * Ève serait châtain (voire blonde) au teint et aux yeux clairs : « Je suis Ève, la claire »,

À ce propos le tableau de John Collier Lilith (en 1892), représente une Lilith, au teint et cheveux clairs, qui pourrait tout aussi bien s’appeler Ève (voir image au dessus du texte).



Moralement comme psychiquement (toujours d’après la Tradition) :

    * Lilith fonctionne alternativement comme image du démon sexuel et comme femme fatale, stérile, là où Ève est davantage vue comme la femme docile à l'homme, aussi idéale que génitrice.

    * Lilith n'était pas qu'une femme, c'était aussi Celle qui savait, surnom qui lui fut donné par Bélial à cause de sa grande intelligence. Si Dieu la détestait tant, pourquoi lui avoir donné une telle capacité ? C'est la question que bien des gens se posent...

    * En tant que femme supplantée ou abandonnée, au bénéfice d'une autre femme, Lilith représente les haines familiales, la dissention des couples et l'inimitié des enfants.

    * Dévorée elle-même par la jalousie, elle n'hésite guère à tuer les nouveau-nés allant jusqu'à les dévorer, s'enivrant de leur sang. Si la garde des mères est trop vigilante, Lilith déterre leurs cadavres, les vidant de leurs entrailles, ne laissant que quelques fétus de paille.

    * Toujours selon la Tradition juive, Lilith, punie par la stérilité, pousse Satan, déguisé en serpent, à pervertir Ève en la possédant charnellement. De cette union, naît le premier être humain ombiliqué (doté d'un nombril contrairement à ses divers parents) : Caïn qui commet le premier meurtre sur Terre, en tuant Abel, son propre frère. Ainsi, Lilith, est quadruplement vengée : à travers l’homme trahi (Adam), à travers la mère bafouée et trompée, à travers l’enfant perverti devenu assassin (Caïn) et quatrièmement par l’enfant tué. Bien au-delà de la vengeance, Lilith peut jouir du mal pour le mal en tant que pratiquante du satanisme.


Source


Pour en savoir plus
La Lune Noire et Lilith





Le 20 décembre on célèbre Lilith, la Sombre Déesse




Charge de la Sombre Déesse


Écoutez les paroles de la Sombre Déesse, qui nous apporte la Sagesse et la Puissance. Écoutez les paroles de celle que l'on a invoquée sous les noms de Kali, Hécate, Kerridwenn, Lilith, Perséphone, Ereshkigal, Durga, Innanna, Tiamat et des milliers d'autres noms.

Écoutez-moi, enfants de la Déesse, et regardez moi telle que je suis, nue et sans voile. J'ai été avec vous depuis le début, et je vous accompagnerais jusqu'à ce que vous me reveniez.

Je suis l'Amante passionnée, la Séductrice écarlate qui inspire les chants d'amour et de désespoir des poètes. Je suis celle qui murmure vos noms à la fin du voyage. Quand le jour se meurt, vous trouvez le repos dans mon étreinte bénie. Je suis la matrice féconde d'où toutes choses proviennent. Ainsi toutes choses doivent me revenir, se dépouiller des vanités de la vie, mourir, et renaître dans le Grand Tout.

Je suis la Sorcière, farouche et libre, la Tisseuse du temps, la Maîtresse des Mystères. Je coupe le fil de vos vies, afin que vous me reveniez. Je tranche la gorge des impies et bois le sang des lâches.
Ingérez votre peur et venez à moi, ainsi vous découvrirez la véritable beauté, la force et le courage.

Je suis la forge rougeoyante qui transforme vos démons en outils de pouvoir, ouvrez-vous à mon étreinte et triomphez! Je suis lépée scintillante qui vous garde des blessures, je suis l'Athanor dans lequel tous les aspects de vous s'unissent en un arc-en-ciel. Je suis la profondeur veloutée du ciel nocturne, les brumes tourbillonnantes de minuit enveloppées de mystère. Je suis la chrysalide dans laquelle vous ferez face à vos terreurs, et de laquelle vous ressortirez vibrants, forts et renouvelés.

Cherchez-moi à la croisée des chemins et vous serez transformés, une fois que vous aurez soulevé mon voile, il n'y aura pas de retour. Je suis le feu qui embrase vos âmes, le chaudron dans lequel les opposés croissent pour se reconnaître dans la vérité. Je suis la Toile qui connecte toute chose. Je suis la Guérisseuse de toutes les blessures, la Guerrière qui corrige la fausseté. Je rend les faibles forts et humbles les arrogants. Je soulève les opprimés, renforce les bannis; Je suis la Justice, adoucis par la Compassion.

Je suis vous, je suis une partie de vous et je suis en vous. Cherchez-moi en dedans et au-dehors, et vous serez forts; Reconnaissez-moi, risquez-vous dans la tiède obscurité de mon ventre et vous pourrez réveiller en vous l'Harmonie, l'Illumination et la Plénitude.

Emportez mon amour en vos coeurs et trouvez en vous le pouvoir de devenir ce que vous devez être.




D'après le Calendrier païen de Bran ap Brékilian










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