Lundi 8 septembre 2008
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Cernunnos (prononcé Kernunnos) , divinité gauloise (Karnonos) qui signifie "Le cornu", Dieu cerf il est une des plus anciennes et populaires divinité de la Gaule celtique. On le voit assis en tailleur ou en demi lotus, faisant alors penser à ces images de Bouddha, il symbolise la sagesse suprême. On le retrouve en d'autres noms de Saint Breton: Télo, Edern, Kornely.
Il y a des représentations de Cernunnos avec un sac de pièces et répandant de la nourriture il devient alors le Dieu de l'abondance, parfois il est avec trois visages. Il est souvent accompagné par un cerf et un serpent à tête de bélier
Il est le grand maître de la forêt, des bêtes sauvages de la prairie, de la végétation (aussi fécondation).
Différentes représentations de Cernunnos à travail les
Cernunnos est parfois assimilé au Dieu Pan, il est vrai que nous avons très peu d'informations sur Cernunnos, certains disent que c'est parce qu'il n'a pas été si populaire que ça en son temps et qu'il était noyé dans la masse des autres divinités, d'autres prétendent qu'il a peut-être été roi mais en aucun cas un Dieu.
Je trouve bien présomptueux de pouvoir dire que Cernunnos n'était pas une divinité, je pense surtout que Cernunnos est un Dieu fort qui a fait beaucoup peur par sa sévérité et sa "froideur".
Il est tout de même considéré comme la projection masculine de la Grande Déesse et ce n'est pas rien.
Cernunnos a l'apparence d'un vieil homme, ce qui représente probablement sa sagesse, et non pas la fougue du jeune âge malgré son fort tempérament. C'est donc une force maîtrisée par la réflexion, par l'apprentissage, par le bon sens tout simplement. Il n'est pas "impulsif" comme on pourrait le croire, c'est une force tranquille qui l'anime.
On le dit maître du monde des morts, ce qui ne signifie pas que c'est négatif et c'est peut-être aussi ce qui a donné sa réputation de "diable".
On le dit aussi Dieu de la magie et des druides...
Cernunnos était le Dieu principal des "Carnutes".
On invoque Cernunnos lors du sabbat de Samhain fêté le 31 octobre . Les portes de l'autre monde sont grandes ouvertes afin qu'esprits et humains puissent s'unir librement.
1er novembre: Jour du départ de Cernunnos
Les celtes faisaient une grande fête chaque année en cette date, elle est placée sous le signe du cerf qui représente l'ouest. Le cerf est souvent comparé à l'arbre de vie avec sa haute ramure, il est l'annonciateur de la lumière, il guide vers la clarté du jour. On faisait beaucoup de talismans de protections avec le cerf. Le 1er novembre c'est le jour de départ de Cernunnos vers le monde souterrain, il perd alors ses cornes et disparaît dans le monde invisible en emmenant son épouse avec lui (comme le mythe de Perséphone).
Représentations de Cernunnos sans ses cornes:
(Statuette en bronze de Clermont-Ferrand)

(Statuette en bronze Etang-sur-Arroux)

4 avril: Jour du retour de Cernunnos, il illustre la Puissance

(Terre cuite du 2ème ou 3ème siècle, Cernunnos sur un loup)

(Stèle de Reims 1er siècle, Cernunnos entouré de Mercure et D'apollon)

(Chaudron de Gundestrup Danemark entre le 1er et le 3ème siècle avant Jésus Christ)

Ecoutez les mots du Grand-Père, la tradition m'appelle Belen, Kernunos, Lugh ou Herne, Osiris, Adonis ou Zeus. Mais nombreux sont mes autres noms.
Ma loi est harmonie et je détiens le secret qui ouvre les portes de la vie. Je suis le Sel de la Terre
Qui est le corps de Cernunnos; cercle éternel des renaissances
De la vie éternelle je suis la connaissance
Par delà la mort, je promets la régénération et le renouvellement
Je suis le sacrifice, je suis le Père de toute chose
Ma protection s'étend sur toute la Terre
Entendez les mots du Dieu de la Danse
Entendez son rire qui vole dans le vent
Entendez sa voix qui appelle les saisons
Je suis le Seigneur des animaux, Herne le chasseur
Je suis la Lumière dans le soleil
Je suis la chaleur secrète de la flamme
Je suis la chair de la Terre
Par moi les choses meurent et naissent
Adorez-moi par le chant et la danse
Adorez-moi par le rituel
Abandonnez toute crainte, toute faiblesse
Abandonnez colère et envie
Soyez joyeux, soyez en paix
Et à ceux qui célèvrent mes mystères je dis:
Tout commencement a une fin
Et toute fin et un nouveau commencement
Ma loi est harmonie et je détiens le secret qui ouvre les portes de la vie. Je suis le Sel de la Terre
Qui est le corps de Cernunnos; cercle éternel des renaissances
De la vie éternelle je suis la connaissance
Par delà la mort, je promets la régénération et le renouvellement
Je suis le sacrifice, je suis le Père de toute chose
Ma protection s'étend sur toute la Terre
Entendez les mots du Dieu de la Danse
Entendez son rire qui vole dans le vent
Entendez sa voix qui appelle les saisons
Je suis le Seigneur des animaux, Herne le chasseur
Je suis la Lumière dans le soleil
Je suis la chaleur secrète de la flamme
Je suis la chair de la Terre
Par moi les choses meurent et naissent
Adorez-moi par le chant et la danse
Adorez-moi par le rituel
Abandonnez toute crainte, toute faiblesse
Abandonnez colère et envie
Soyez joyeux, soyez en paix
Et à ceux qui célèvrent mes mystères je dis:
Tout commencement a une fin
Et toute fin et un nouveau commencement
Prière druidique à Cernunnos
« Grand cerf aux cornes d’or,
Maître de la vie et de la mort
Coureur des landes et des bois
Accepte nos offrandes
Roi de la forêt
Seigneur des chênes des ifs et des bouleaux
Divin hôte de nos halliers
Accorde nous tes bienfaits
Nous sommes fiers d’être tes enfants
Accorde nous tes bienfaits !
Tout comme au chêne et aux sangliers
Ô Maître de la Nature,
Guide tes fils au cœur pur
Vers la clairière qui les attend
Sous les trois rayons d’or du soleil invaincu
Au cœur ultime de la foret
Et accepte les offrandes de leurs mains !
Awen ! »
Sources: Mes propres écrits issus de Wikipédia, Calendrier Païen de Bran ap Brékilian, LuxSanctuary (pour la prière druidique).
Légende
Les chasseurs se sont immobilisés, médusés. Devant eux, dans la clairière, un cerf d'une taille inhabituelle se dresse majestueux, arborant sur la tête une imposante ramure.
" Le Maître de la forêt ! "
Les Gaulois l'ont reconnu à la touffe de poils clairs en forme de croissant de lune qu'il porte au milieu du front.
C'est le vieux solitaire, celui qui, dit-on, ne revient que tous les trente ans, ce cerf insaisissable dont les anciens parlent à la fin des banquets, quand la cervoise délie les langues et fait remonter à la mémoire d'interminables histoires de chasse.
Qu'attend-il ainsi dans cette pose solennelle ? Son flair si aigu ne lui a donc pas signalé la présence des hommes ? L'animal remue une oreille, tourne lentement la tête. Son regard fixe les chasseurs... Pourtant, sans se presser, avec toute la dignité qui sied à sa stature, il fait quelques pas avant de prendre son élan pour bondir, avec puissance et agilité, au-dessus d'un fourré.
Remis de leur surprise, les Gaulois s'apprêtent à se rendre au village annoncer leur extraordinaire rencontre. Un long brâme les arrête. Le cerf ne doit pas être loin. Ils se précipitent à sa recherche. Quelle fierté s'ils pouvaient le capturer ! Quel accueil triomphal s'ils ramenaient le Maître de la forêt !
Ils aperçoivent à nouveau le cerf à quelque distance d'eux, la tête levée pour brouter des branchages. Il paraît les attendre. Dès qu'ils approchent, il reprend sa course avec calme et gravité. Une fois, deux fois, vingt fois le cerf laisse venir les hommes à portée de lance avant de s'échapper.
Les Gaulois s'énervent : décidément le vieux solitaire se moque d'eux ! Mais ils finiront bien par avoir sa peau ! D'ailleurs le voilà acculé au pied d'une falaise. Les chasseurs, habilement, l'encerclent : ils ne peuvent plus le manquer ! De toutes leurs forces, ils lancent les javelots... Les armes se brisent sur le rocher. Au dernier moment, le cerf a disparu dans une anfractuosité de la falaise cachée par du lierre...
Fous de rage en voyant qu'ils ont encore une fois été bernés, les Gaulois saisissent leurs épées et pénètrent dans la fissure de la falaise. L'obscurité devient bientôt totale ; ils avancent en tâtonnant dans un boyau étroit. Peut-être ont-ils tort d'insister ? Ne sont-ils pas en train de troubler la demeure de quelque divinité souterraine?
Qu'importe : leur colère est si grande qu'ils ne réfléchissent guère à ce qu'ils font... Enfin, après s'être griffé la peau aux arêtes de la roche, ils débouchent dans une vaste grotte.
Une faible lueur verdâtre descend de la voûte en partie effondrée. Sitôt entrés dans cette étrange caverne, les chasseurs poussent un cri et se prosternent contre le sol. En face d'eux, un curieux personnage attend, assis en tailleur. Il s'agit d'un noble vieillard vêtu à la mode gauloise, un torque d'or au cou, de magnifiques ramures ornées d'anneaux brillants sur la tête.
" Cernunnos ! le dieu-cerf ! "...
Le vieux solitaire, c'était donc lui ! Le dieu ouvre le sac rebondi qu'il tient sur les genoux. Des pièces d'or s'en échappent, roulent jusqu'aux chasseurs. Ceux-ci ne bougent pas. Ils semblent pétrifiés par la peur malgré l'air rassurant de Cernunnos. Ils ont l'impression que leurs membres se raidissent, que leur corps se fige.
Leurs paupières s'alourdissent. Incapables de lutter contre cet engourdissement, ils sombrent dans le sommeil.
Quand ils se réveillent, la nuit est tombée. Ils sont seuls dans la grotte. Ils ne savent pas combien de temps ils ont ainsi dormi. Ils se demandent même s'ils ont réellement vu le dieu-cerf ou s'ils n'ont pas été plutôt victimes d'une hallucination.
L'un d'entre eux, qui s'était relevé, bute contre un obstacle : le sac ! Non, ils n'ont pas rêvé. Le généreux Cernunnos, le dieu de l'abondance, a disparu, mais il leur a laissé un fabuleux trésor.
Source du texte
Pour en savoir plus:
Cernunnos expliqué par le forum consacré à l'étude du druidisme antique et contemporain. (Très bel article, très intéressant et argumenté.)
Le mystère Cernunnos: Un aspect du Mercure gaulois?
Publié dans : Anges, Démons,Mythologie...
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Par Sandra
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